En Finir Avec Le harcèlement Scolaire : 5 Techniques - Petit Pousse

En finir avec le harcèlement scolaire : 5 techniques efficaces

Le harcèlement scolaire est un fléau : il tue la confiance et l’estime de milliers d’enfants chaque année. Il peut prendre différentes formes : critiques, moqueries, racket …

Mais ce n’est pas une fatalité : vous et votre enfant pouvez agir pour y mettre fin. Depuis 2 ans, j’accompagne des enfants en atelier ou en coaching. Certains sont victimes de harcèlement et avec les bons exercices il est simple d’y mettre fin.

Cet article a pour but de vous donner tout un tas d’astuces et de méthodes que vous allez pouvoir mettre en application dès maintenant.

Cette article est assez long, prenez de quoi noter et surtout, éteignez votre téléphone.

Puisse ce guide apporter plus de sérénité et de confiance à votre enfant.

Harcèlement scolaire : que faire et comment aider son enfant ?

1. Qu’est-ce que le harcèlement scolaire ?

Selon le site du gouvernement « Non au harcèlement », le harcèlement scolaire se définit comme « une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique […] d’un ou de plusieurs élèves à l’encontre d’une victime qui ne peut se défendre, [au sein d’un établissement scolaire]. »harcèlement scolaire

Le harcèlement à l’école peut donc prendre plusieurs formes : mise à l’écart répétée, insultes, menaces, messages injurieux à répétions, racket, bizutage, violences physiques…

Si l’échelle de gravité est vaste, il ne faut JAMAIS ignorer ou minimiser les signes de harcèlement, que votre enfant soit victime, témoin, ou même bourreau.

2. Comment savoir si mon enfant est victime de harcèlement ?

Le contexte à l’école :

Même si certains enfants peuvent vraiment se montrer méchant, il faut dire que le système scolaire et le contexte ont un grand rôle à jouer.

Brisons dès à présent le mythe selon lequel, seuls les établissements réputés « difficiles » connaissent le harcèlement scolaire : le harcèlement scolaire existe, quel que soit le lieu et la catégorie sociale des enfants scolarisés.

Le harcèlement commence au primaire et se retrouve au collège, au lycée et même parfois dans les études supérieures. Cependant, il ne prend pas toujours la même forme selon l’âge, le sexe et les caractéristiques des élèves.

Certains facteurs externes peuvent favoriser le harcèlement scolaire :

Premièrement, lorsque l’ambiance et la relation de confiance est dégradée, entre les élèves et/ou bien entre les élèves et l’équipe éducative, les conditions sont réunies pour favoriser l’isolement des victimes.

Ensuite, lorsque la situation est mal identifiée et que les sanctions ne sont pas adaptées ou inexistantes, un sentiment d’impunité peut alors intensifier le harcèlement scolaire et ses conséquences terribles pour les victimes.

Vous pouvez agir :

Rejoignez par exemple le groupe des parents d’élèves pour garder un œil sur l’atmosphère sécurisante que doit constituer l’école pour les enfants. De plus, en collaborant avec l’école, vous avez beaucoup plus de chance de trouver une solution durable. Vous pouvez également d’apprendre à votre enfant à se protéger contre le harcèlement (nous y reviendrons un peu plus loin).

Prévenir le harcèlement :

Il faut savoir rester attentif.

En effet, selon le site du gouvernement, le harcèlement se base très souvent sur une différence et la stigmatisation de certaines caractéristiques de votre enfant, les plus récurrentes sont :

  • L’apparence physique (poids, taille, couleur ou type de cheveux)harcèlement scolaire
  • Le sexe, l’identité de genre (garçon jugé trop efféminé, fille jugée trop masculine, sexisme), orientation sexuelle ou supposée
  • Un handicap (physique, psychique ou mental)
  • Un trouble de la communication qui affecte la parole (bégaiement/bredouillement)
  • L’appartenance à un groupe social ou culturel particulier
  • Des centres d’intérêts différents

Identifier les fragilités de votre enfant va vous permettre de mieux l’armer face aux critiques de ses camarades, mais également de remarquer rapidement tout changement de comportement vis-à-vis de cette différence.

Toute fois, ces caractéristiques ne justifient en aucun cas le harcèlement scolaire. La victime de harcèlement n’est pas responsable de ce qu’elle subit dans le sens où aucun enfant ne mérite cela, par contre, vous pouvez offrir à votre enfant des outils pour qu’il puisse développer sa confiance et réagir de manière appropriée.

Les signaux d’alerte du harcèlement à l’école :

Les premiers signes de harcèlement scolaire sont la plupart du temps perçus par les parents. A vous de garder l’œil sur ces changements :

  • Troubles du comportement : agitation, colères, susceptibilité, attitude provocante
  • Troubles du sommeil et somatisations anxieuses : (par exemple des maux de ventre)
  • Baisse du niveau scolaire : l’anxiété diminue les capacités attentionnelles, refus d’aller à l’école (phobie scolaire)
  • Changement dans ces relations sociales : ces camarades se plaignent régulièrement de la victime. Changement soudain du groupe d’amis. Ou au contraire, repli sur soi et isolement.
  • Marques de violence physique : elles sont plus rares, mais très graves

Ces signaux peuvent être le résultat de harcèlement scolaire, mais ils peuvent également trouver leur origine dans d’autres problèmes. Dans tous les cas, ils reflètent un mal-être certain chez votre enfants, il ne faut donc pas les négliger.

Comment aider son enfant à surmonter le harcèlement à l’école ?

harcèlement scolaireAider mon enfant à mettre des mots sur ce qu’il subit :

Vous avez remarqué que votre enfant avait changé de comportement, plusieurs éléments vous font sérieusement penser qu’il est harcelé à l’école, l’enseignant vous a fait part de différents faits qui prouve que celui-ci est la victime de ses camarades …. Mais il refuse de vous dire quoi que ce soit.

Que faire ?

Rester à l’écoute de l’enfant :

Que vous vous doutiez de quelque chose ou non, votre enfant ne se confiera pas à vous s’il pense que vous allez remettre en doute ses propos.

Il est très important d’apprendre à votre enfant, dès le plus jeune âge, la notion de confiance envers ses parents.

Votre enfant doit savoir qu’il peut vous parler de n’importe quoi, que vous êtes prêt à l’écouter, quel que soit son problème et ce, sans porter de jugement prématuré.

En apprenant l’importance de la confiance, votre enfant sera également moins sujet à vous mentir. Ainsi, si le mensonge est exclu de votre relation, vous n’aurez aucun doute sur ce qu’il vous confie et lui sur le fait que vous le croirez.

Il arrive parfois, pour x raisons, que votre enfant ne trouve pas le courage de se confier à ses parents. Faites lui comprendre que de nombreux adultes sont aussi là pour l’écouter : les grands-parents, la maîtresse, la nourrice etc.

Ce qu’il faut retenir, c’est que pour se confier, un enfant a besoin de faire confiance et d’avoir la certitude que sa parole sera entendue.

Passer à l’action contre le harcèlement : oui, mais pas n’importe comment.

Vous apprenez que le super copain de votre fils est en fait une petite brute qui passe son temps à l’humilier pendant la récréation.

L’idée est alors tentante d’aller régler son compte à ce petit voyou avec pertes et fracas à la première occasion.

SURTOUT PAS.

Il y a un certains nombre de choses à faire afin de régler le problème tout en préservant le bien être de votre enfant.harcèlement scolaire

En effet, débouler dans l’école en stigmatisant certains élèves et le corps enseignant, n’aidera surement pas votre enfant à se sentir moins exclu, au contraire.

Voilà ce que nous vous conseillons de faire :

  • Contacter la direction de l’école et l’instituteur afin de lui faire part du problème : Essayez de trouver une solution ensemble afin de faire cesser le harcèlement. Les enseignants prêteront une attention plus particulière à la situation et feront en sorte d’éviter les situations à risque pour votre enfant.
  • Apprenez à votre enfant à surmonter le harcèlement scolaire :
    Agir avec les enseignants et l’école est essentiel, mais pour avoir subi du harcèlement je peux vous dire une chose : cela peut prendre du temps et ce n’est pas toujours satisfaisant. Par contre, ce qui fonctionne rapidement et extrêmement bien, c’est de donner à l’enfant des astuces et conseils pour qu’il puisse réagir et mettre fin aux harcèlements.

Voici 5 techniques pour aider votre enfant :

5 méthodes pour que votre enfant ne se laisse plus harceler à l’école :

1. Redonner confiance à votre enfant

Il est important de lui montrer qu’il ne correspond pas à l’image que les harceleurs lui revoient. Il faut expliquer à votre enfant qu’il a de la valeur, et pas seulement à vos yeux. Il n’est pas nul, il sait faire pleins de chose, et certaines, beaucoup mieux que les autres.

L’objectif ici est développer suffisamment la confiance de votre enfant pour qu’il puisse réagir de manière appropriée et s’affirmer face aux harcèlements.

En effet, à force de subir des moqueries des autres élèves, votre enfant peut baisser les bras, et se dire qu’il est nul  et qu’il ne peut rien y faire.

Ne le laissez pas penser ça !

Voici quelques activités qui pourront l’aider à développer sa confiance et son estime :

  • Demandez à votre enfant de faire une liste de 10 choses dans lesquelles il est bon ou meilleur que les autres. Il peut noter un sport, une passion, une compétence, peu importe.
  • Le journal de gratitude : un petit exercice très puissant qui consiste à écrire chaque jour 3 petites réussites, 3 gratitudes et 3 choses apprises durant la journée.

Un exemple :

J’ai réussi à lever la main, finir ma dictée à temps, acheter le pain tout seul. J’ai de la gratitude car il fait beau, ma maman est venue me chercher à l’école, et j’ai bien mangé au dîner. Voilà ce que j’ai appris aujourd’hui : conjuguer les verbes, compter jusqu’à 1 000, cuisiner un œuf.

Au bout de quelques jours, vous pourrez déjà voir la différence chez votre enfant.

harcèlement scolaire

  • Lui confier de petites missions : pour développer sa confiance en soi, il n’y a rien de mieux que de sortir de sa zone de confort régulièrement. Je m’explique : nous avons tous une zone de confort, c’est à dire la zone où nous sommes à l’aise. En dehors, il y a la zone d’inconfort, soit les choses que nous n’avons pas l’habitude de faire, qui nous paraissent compliquées.Pour mieux comprendre ce concept, je vous invite à regarder cette vidéo. En résumé, plus votre enfant fera des choses qu’il n’a pas l’habitude de faire, plus sa confiance va augmenter.

Un exemple :

Votre enfant a du mal à s’exprimer, il n’ose pas aller vers les autres ? Pour commencer, vous pouvez lui proposer d’acheter du pain tout seul, puis de lever une fois la main en classe, de demander l’heure à un inconnu, etc.

Vous pouvez découvrir d’autres activités et idées de missions positives pour votre enfant en cliquant juste ici

2. Lui expliquer que le problème vient de la peur des autres

Si votre enfant se fait brimer à propos de sa corpulence par exemple, faites lui comprendre que ces insultes sur son poids ne sont qu’une excuse pour s’attaquer à lui, cela aurait très bien pu être autre chose, et s’affamer à chaque repas ne va pas résoudre le problème.

Expliquez à votre enfant que s’il se fait attaquer et s’il est la cible de harcèlement, c’est uniquement parce que ses harceleurs n’ont pas confiance en eux et ont besoin de rabaisser quelqu’un pour se sentir plus fort.

Une idée d’exercice :

Proposer à votre enfant un jeu de rôle dans lequel vous jouez un harceleur. Votre enfant doit essayer de réagir avec assurance et calme, en rétorquant une phrase qui met à jour cette peur et ce manque de confiance chez le harceleur:http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/ressources/guides/le-harcelement-cest-quoi/

  • « Ta vie est si inintéressante pour que tu t’en prennes toujours à moi ? »
  • « Ca t’aide à te sentir moins nul de rabaisser toujours les autres ? »
  • « Tu n’as pas mieux à faire »
  • « D’accord, tu me trouves gros, et après ? Oui, je suis énooorme ! »

Vous pouvez même faire une liste de phrases que votre enfant pourra utiliser si la situation se reproduit.

3. Lui montrer qu’il est indépendant, qu’il n’a pas besoin des autres

Très souvent, votre enfant à du mal à se défaire de ces « amis » qui le harcèle. Faites lui comprendre que ce raisonnement n’est ni logique, ni rationnel. Quitter les personnes qui nous font du mal, ne peut qu’améliorer les choses.

Une idée d’exercice : 

Demander à votre enfant d’imaginer ce qu’il se passerait si il arrêtait de fréquenter ces personnes qui le harcèlent. Comment se passerait sa journée, avec qui il pourrait jouer et manger à la cantine ? Demandez lui s’il y a des personnes qu’il apprécie mais avec qui il ne passe pas beaucoup de temps.

Ainsi, votre enfant va pouvoir se projeter et se rendre compte qu’en réalité, il pourrait très facilement se faire de nouveau amis.

4. Travailler la communication non-verbale de votre enfant

Lors de mon adolescence, j’ai été victime de harcèlements au collège, et aujourd’hui j’aide des enfants et des ados à échapper à ce fléau.

J’ai remarqué qu’il y avait souvent un point en commun chez les victimes : elles avaient du mal à maîtriser leur communication non-verbale (c’était aussi mon cas).

Souvent, les enfants ne regardent pas dans les yeux, ont les épaules baissées, parlent tout doucement. Améliorer cette partie leur permet de s’imposer d’avantage face aux agresseurs.

Pour cela vous pouvez suggérer à votre enfant de parler plus fort, se tenir droit, et regarder la couleur des yeux lorsqu’il parle à quelqu’un.

Une idée d’exercice:

Chaque matin, proposez à votre enfant de se mettre devant un miroir, les mains sur les hanches, le buste droit et la tête haute et de prononcer avec conviction l’une des phrases suivantes:

  • « Je n’ai pas peur »
  • « Je suis fort(e) et j’ai confiance en moi « 
  • « Je suis intelligent(e), je suis gentil(le) et je suis beau(belle) »

C’est une méthode très efficace, qui fonctionne à n’importe quel âge, et qui permet une montée d’ocytocine (l’hormone de la confiance) !

5. Inscrire votre enfant à un sport collectif

Le sport a d’innombrables bienfaits : plus d’énergie, plus de confiance en soi, une meilleure santé … Et de nouvelles amitiés.

En participant à un sport collectif, votre enfant va pouvoir évoluer dans un autre milieu que l’école, il va pouvoir faire de nouvelles rencontres, se dépasser physiquement, mentalement, et revenir à l’école avec plus d’assurance.

Peu importe le sport : foot, basket, hand, water polo …

Conclusion

Nous voilà arrivé à la fin de ce gros pavé, piouf, bravo d’avoir tout suivi ! Vous avez maintenant toutes les informations nécessaires pour agir, et donner des clés concrètes à votre enfant pour mettre fin aux harcèlements.

J’aimerais conclure avec ces quelques mots : ne lâchez rien, certains enfants peuvent sembler cruels, et vous pouvez souffrir en voyant votre enfant subir de telles méchancetés.

Vous pouvez choisir de déprimer avec votre enfant, ou voir cela comme une opportunité de développer sa confiance, l’endurcir et d’apprendre des épreuves de la vie.

J’écris ces mots en tant qu’ancienne victime de harcèlements. En tant que jeune, ce n’est pas facile de se faire insulter, et de se prendre les ballons dans la tête au sport. Mais avec le recul, cette période m’a permis de devenir plus fort, de me détacher du regard des autres, et de m’affirmer.

Soyez sûr que si vous le voulez, tout s’arrangera pour votre enfant.

Si cet article vous a plu et que vous aimeriez découvrir d’autres astuces pour booster la confiance et l’estime de votre enfant, nous vous avons une vidéo complète sur le sujet. C’est gratuit, et vous pouvez y accéder juste ici :

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